Sport = libido ?
« Mangez bougez » n’est pas qu’un simple slogan, c’est une vraie prescription qui peut changer votre vie. Et votre vie sexuelle aussi, mais avec quelques nuances tout de même.

On se souvient qu’en 2013 une gigantesque étude sur plus de 100 000 individus parue dans le Medical Journal of Australia démontrait que les hommes qui avaient une activité physique, buvaient modérément, n’étaient pas en surpoids et ne fumaient pas présentaient moins de risques de dysfonctionnement érectile, tandis que les personnes en surpoids avaient 50% de risques en plus de connaître des problèmes d’érection, et que ce pourcentage montait à 86% chez les gros fumeurs.
Les hommes peuvent, par leurs choix de vie, anticiper la qualité de leur future vie sexuelle.
« Les hommes peuvent, par leurs choix de vie, anticiper la qualité de leur future vie sexuelle », concluait alors David Smith, responsable de l’étude. Hélas, depuis, quelques nuances ont été apportées, particulièrement du côté des pratiquants de sports d’endurance.
Une étude américaine publiée en 2017 dans le bulletin d’information du National Center of Biotechnology s’est penchée sur les facteurs qui peuvent nuire à la fréquence et la qualité des rapports sexuels. Elle a conclu qu’il existe un lien entre haute fréquence d’entraînement et baisse de la libido.
Les chercheurs ont questionné 1077 hommes sur leurs habitudes d’entraînement sportif et sur leur appétit sexuel.
Verdict : les participants qui avaient l’entraînement le moins intense et le moins long étaient aussi ceux qui avaient la meilleure libido.
Les hommes qui ont des entraînements sportifs peu intenses ont une meilleure libido !
Pourquoi? Parce qu’une pratique sportive trop intensive épuiserait l’organisme masculin en puisant dans les réserves de testostérone.
Alors, à quelle dose pratiquer? Selon les experts, il est encore difficile de déterminer l’intensité exacte à partir de laquelle l’exercice physique commence à avoir un effet négatif sur le désir masculin.
En effet, le seuil qui se situerait au moment où l’organisme, épuisé par trop de sport, a besoin de récupérer de l’énergie, varierait d’un homme à l’autre. Les auteurs de l’étude en ont conclu que les médecins devraient explorer la piste sportive chez un patient se plaignant de troubles de l’érection.